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QUARTIER DE Nice

Coulée verte

Une gare routière, un parking et des jardins suspendus, remplacés par vingt hectares de parc au-dessus d'un fleuve enterré.

Le Paillon traverse Nice, mais on ne le voit pas : il est couvert depuis la fin du dix-neuvième siècle. C'est sur cette dalle qu'ont poussé, tour à tour, une gare routière, un parking et des jardins suspendus — puis, à partir de 2010, leur démolition. La promenade du Paillon a été inaugurée le 26 octobre 2013.

Le parc a été dessiné par le paysagiste Michel Péna. Douze hectares à l'ouverture, portés à vingt par une seconde tranche en 2025, plantés de mille six cents arbres, six mille arbustes et cinquante mille vivaces. Il relie la place Masséna au Musée d'art moderne et d'art contemporain, d'un seul tenant, sans traverser une voie.

Ce que cela change pour un appartement qui donne dessus est simple et durable : la vue est sur un parc public, et un parc public ne se construit pas. Dans un centre-ville dense, c'est la seule forme de dégagement qui ne dépende pas du bon vouloir d'un promoteur voisin. L'étage compte ici plus qu'ailleurs, et l'exposition aussi — les immeubles qui bordent la coulée regardent le sud ou le nord selon la rive.

La contrepartie est celle de tout parc réussi : il est fréquenté. Miroir d'eau, aires de jeux, manifestations — l'animation est constante aux beaux jours et se prolonge tard. C'est un quartier de centre-ville, pas une adresse de retraite, et cela se vérifie un soir d'été plutôt qu'un matin de mars.

1 bien suivi à Coulée verte

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