LE SECTEUR
Saint-Jean-Cap-Ferrat
Moins de deux mille adresses, une poignée libérée chaque année.
La presqu’île tient dans deux kilomètres carrés et ne s’agrandira pas. C’est la donnée qui gouverne tout le reste : le marché n’y est pas cher parce qu’il est demandé, il est cher parce qu’il est fini. Une propriété qui se libère ne réapparaît pas avant une génération.
La côte ouest, abritée du mistral, regarde Villefranche et prend le soleil du matin ; la côte est, plus fraîche l’après-midi, est celle que choisissent ceux qui y vivent l’été. Entre les deux, le village et son port gardent une vie à l’année que les autres caps ont perdue.
Les biens s’y transmettent plus qu’ils ne se vendent. Beaucoup changent de mains sans annonce, entre familles qui se connaissent — c’est pourquoi une part de ce que nous suivons ici n’est jamais publiée.
VOTRE CONSEILLER SUR CE SECTEUR
Julien RUMOR
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