Saint-Jean-Cap-Ferrat : ce que la presqu'île impose à ceux qui y bâtissent
Deux kilomètres de large, une seule route pour entrer et sortir, et un sentier qui en fait le tour. La géographie y commande plus que les modes.
La presqu'île se referme sur elle-même. On y entre par Beaulieu ou par Villefranche, et l'on n'y passe pas : on y va. Cette absence de trafic de transit explique une part du calme que les visiteurs attribuent d'ordinaire à la seule fortune des lieux.
Le sentier du littoral en fait le tour, sur près de onze kilomètres du port jusqu'à la pointe Saint-Hospice. Il est public, et il longe le bas des propriétés : une villa en front de mer y est vue depuis le sentier, ce que l'on découvre parfois après l'achat.
La Villa Ephrussi de Rothschild, achevée en 1912, tient la ligne de crête entre les deux rades. Ses neuf jardins et sa position expliquent mieux qu'un long discours pourquoi les constructeurs du début du siècle ont cherché la hauteur plutôt que le rivage.
Deux plages structurent l'usage quotidien : Paloma au levant, Passable au couchant, avec des expositions et des lumières opposées. Le choix entre les deux versants n'est pas un détail de confort ; il décide de l'heure à laquelle une terrasse devient utilisable.